Du bout du blog

etre femme, maman, douce ou rageuse, drôle ou cynique, se vouloir un peu bio, un peu maline, souvent futile, superficielle, croire aux autres, le tout dans un bazar désorganisé comme dans sa vie.

05 janvier 2009

NOEL DANS LA BRUME

Les fêtes, c’est habituel, c’est une débauche de nourriture et d’alcool en général, mais cette année, Noël a été particulièrement éthylique.

Je savais déjà qu’en faisant le réveillon chez mon frère à Avignon, nous aurions du vin a volonté. Mon grand frère est un grand amateur de vins, il en parle avec passion, et il donne envie d’y gouter. Il doit connaître tous les cavistes d’Avignon, et eux doivent très bien le situer aussi.

Tout a commencé, le 23 décembre vers 18h30, après un rapide passage à l’hôtel, nous avons été accueillis dans ma famille, avec un vin doré liquoreux (normal ils entamaient l’apéro), super trop bon (on s’en ai même pris 3 bouteilles en souvenir de voyage), exactement ce que Chéribibi et moi adorons, mais alors il frappait dur. Un petit verre, un petit 2e parce que c’est trop bon. Nous passons à table, il sort un rouge, je trempe les lèvres dans le verre de mon homme pour gouter, et le brouillard est tombé. J’en ai eu pour 3 jours de navigation à vue.

Le 24 décembre au matin, ça allait encore, puis il y a eu l’apéro de midi, puis le repas. L’après midi, nous accompagnons mon frère pour les derniers achats du réveillon. Evidemment on passe chez son caviste préféré pour prendre le fameux liquoreux gouté la veille. Le caviste nous fait gouter un tout nouveau rouge qu’il vient d’avoir, Chéribibi essaye un autre, je goute aussi. Il est 17h, et j’ai déjà l’impression de ne pas avoir dessoulé de la journée. Après c’est le réveillon, donc je vous passe les détails… Le 25 décembre, après une nuit quelque peu mouvementé de BB-Lune (3 réveils même si nous nous sommes couchés à 2h du mat - zen restons zen), je vis dans une petite bulle ouatée. J’ai l’impression d’être un baba au rhum, totalement imbibée.

Cette vilaine sensation ne disparaitra que 2 jours plus tard, une fois bien tranquille à la maison, avec un bon régime à l’eau. C'est agréable de boire du bon vin, mais je manque vraiment d’entrainement !

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18 décembre 2008

FETICHES

Il y a des produits que des gens inventent (ou créent) qui m’épatent. Ce n’est rien de merveilleux ou extravagant, juste des choses que tu consommes tous les jours ou presque, des choses qui parfois existaient déjà, et c’est juste que l’inventeur a trouvé le petit truc en plus qui fait toute la différence.

Vous ne voyez pas de quoi je parle ?

Eh bien je parle de ça (admirez la jolie photo artistique sur la table de ma cuisine) :

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Alors évidemment vous reconnaissez le gros pot de Nutella, l’ami des tartines des trentenaires (et moins de 30 ans aussi évidemment), le gros consolateur des chagrins de Chéribibi (oui il se console à coups de cuillère à soupe de Nutella ; ce qui est pratique c’est qu’on peut mesurer ses états d’âme au nombre de cuillères dans le lave vaisselle -1 cuillère par léchage pour ne pas diffuser ses microbes dans le pot)

Il y a aussi le bon vieux gâteau Savane, l’ami des gouters d’anniversaire à l’école. Le packaging a bien changé depuis mon enfance : exit le papi Brossard avec ses petites lunettes rondes, exit les mignons petits zèbres qui justifiaient le nom. Mais on a gardé l’association de couleurs et les vagues pseudos africaines. Mais son succès ne se dément pas auprès de mes hommes, pour le petit déjeuner ou les gouters improvisés.

Le bon vieux C.O.C.A., le logo le plus connu au monde, non ? Vous saviez que c’est même grâce (ou à cause) de lui que le Père Noël est rouge et blanc ? Et si, posez la question à votre Gogole, et il vous dira tout pourquoi comment. N’empêche que par une rare chaude journée d’été, c’est à lui que je pense (à Coca Cola, pas au Père Noël) pour me désaltérer. Je suis conditionnée, c’est vrai.

Et enfin mon petit favori, Babybel ! Rien que son nom est adorable. Il est si mignon dans sa petite coque rouge. Ça ressemble à du caoutchouc, ça n’a pas beaucoup de goût, mais c’est consommable. Mes enfants en sont dingues, une petite faim ça veut dire Babybel, pour eux. Bb-lune mangeait même la coque de cire quand il était plus petit, trop pressé de croquer dans ce drôle de fruit. Et dans les petits filets, il y a souvent un petit cadeau, pur plastique, parfait pour encombrer, l’air de rien. En ce moment nous collectionnons les porte-clés têtes, finalement bien utiles pour customiser les fermetures éclairs de sacs d’école, voire de blousons.  Enfin c’est toujours mieux que les bracelets en caoutchouc d’il y a quelques mois.

Voilà ce n’est pas grand-chose au fond, il fallait juste trouver la bonne formule chimique, mais ces produits traversent le temps sans prendre de rides (parfois grâce à un léger ravalement de façade), souvent imités jamais égalés, portés par la vague consommatrice des nostalgiques que nous sommes.

Ce billet n’est pas sponsorisé mais s’il en venait l’envie à Papi Brossard ou au papa de Babybel, je ne serais pas contre bien évidemment.

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07 août 2008

Billet...de retour

Les vacances d’été sont terminées, et comme d’habitude je reviens avec des projets plein la tête, pas très motivée pour le travail, et la déception de ne pas avoir fait tout ce que je voulais.

Des projets parce qu’avec chéribibi on rêve à des reconversions professionnelles, de changer de vie, et plus concrètement aux transformations possibles de notre maison.

Et pas très motivée parce qu’après 15 jours en Bretagne, j’ai toujours ce manque de lumière, de respiration comme à chaque fois.

Déception parce que comme d’hab on a fêté mon anniversaire en tête à tête avec chéribibi (pratique d’avoir les papi-mami qui passent les vacances au même endroit..) au resto mais on n’a toujours pas trouvé l’endroit qui nous donnera envie d’y revenir tous les ans

Alors cette fois c’était le temps de vivre à Roscoff. De bonnes âmes chuchotent qu’il est sur la voie d’une 2e étoile, mais je ne dois pas avoir les mêmes critères que les guides parce que je n’ai pas aimé.

temps_de_vivre3La déco est moderne : murs laqués beige, chaises blanches semblant sorties d'un salon de jardin, avec de grandes baies vitrées donnant directement sur la mer, et une vue sur l’ile de batz. Déco pas assez recherchée pour moi, ça manque de style, ce n’est ni design, ni classique, juste bof.

Ensuite service plutôt moyen : l’accueil se fait par la patronne je suppose, très gentille, mais qui semble occupée à trop de choses, puis on est servi par des filles de l’est. Je suis peut-être ringarde mais ça me choque d’être servi par une fille qui ne comprend même pas qu’on voudrait un apéritif (et oui on nous installe à table, on nous donne la carte, et personne ne nous demande si on veut boire quelque chose, grande classe !!), et qui semble se faire suer profondément. Le plus insupportable était le bruit ambiant, une sorte de brouhaha permanent ; c'est sur qu'on allait pas entendre la mer...

Sinon nous avons à faire à la chef de rang, une surexcitée à la voix de crécelle, qui se courbe en deux dans des accès de servilité insupportables.

Et enfin le sommelier, avec une belle voix chaleureuse qui nous fait un discours sur le vin liquoreux qu’on choisit, et qui continue même après qu’on l’a informé qu’on n’y connaissait rien du tout (il n’a pas du comprendre le message sous-jacent : on s’en fout en plus !).

La carte est trop limitée pour moi, du coup on zappe l’entrée. Dans les menus on se retrouve systématiquement avec des huitres en entrée, et nous détestons les huitres ; à la carte rien ne me tente. Beaucoup de choix de poissons (ok on est en Bretagne mais ça limite trop le choix), mais rien ne me met l’eau à la bouche, et je choisis par dépit.

Sinon les plats en eux-mêmes sont bons, mais rien qui ne m’est ébloui : lieu  pour moi, filet de bœuf pour chéribibi. On a été limite déçu par la garniture : des pommes de terre, sous différentes formes : sautées et en purée très souple. J’aime les ingrédients simples quand ils sont parfaitement travaillés, mais là c’était trop simple et trop monocorde.

Les desserts sont bons, mais je ne m’en souviens pas, et même chose que pour l’apéritif, on a du appeler quelqu’un pour avoir une coupe de champagne avec le dessert, et c’est arrivé à  la fin du dessert.

Résultat, on s’est sauvé pour prendre le café dans un lieu plus chaleureux. Ce fut le bar du brittany. On avait testé le resto l’année dernière, mais il ne nous avait pas laissé un souvenir gastronomique impérissable. Le service était par contre beaucoup plus avenant.

Ce qui me plait au brittany c’est le décor. C‘est un manoir en granit, avec une vue sur le vieux port de Roscoff par des grandes baies en ogives. Le mobilier est très classique, limite démodé mais correspond bien à l’ambiance du lieu.  Le hall est théâtral quand on arrive du parking privé, puisqu’on entre par une mezzanine dominant la réception. Au plafond est suspendu une sorte de canoé, il y a beaucoup de tableaux, et de bibelots, cela donne une impression très chaleureuse.

brittany_barEt donc nous testons le bar, avec ses fauteuils moelleux, ses petits divans devant la monumentale cheminée, on se croirait dans une maison anglaise où les meubles de famille côtoient du mobilier plus récent. Le bar est en bois style acajou, comme on se l’imagine. Il y a de gros livres sur la Bretagne sous certaines tables basses.  C’est un endroit qui donne envie d’y rester et d’y passer un long moment, exactement ce qui manquait au temps de vivre.

En fait le seul endroit indispensable à mes vacances en Bretagne est la crêperie. Si je n’y vais pas j’en fais une maladie. Avant de partir j’en salive d’avance. Même pendant le reste de l’année j’ai parfois de furieuses envies de galettes, et dans mon est natal je ne connais aucune crêperie à la hauteur de ce que j’aime, c'est-à-dire la Galerne à Cléder. C’est bon, c’est généreux et le choix est cornélien à chaque fois. J’ai bien tenté de me gaver au maximum, mais après 2 galettes et une crêpe je crie Pouce.

A l’année prochaine ma chère Bretagne…

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Posté par firemaman à 11:53 - Sur le bout de la langue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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