09 juin 2009
BEEEHHHH
Jean-Pierre Coffe s’étant vendu au plus offrant à l’ennemi, je vais m’insurger à sa place et parler bouffe et mal bouffe, enfin plutôt d’un petit détail qui m’a heurté la pupille et les papilles.
Avez-vous remarqué comme la « bouffe » essaye de nous imposer ses tendances, un peu comme la mode vestimentaire ? Tous les ans, dans le monde fabuleux de la consommation, il y a de nouveaux parfums saisonniers pour les yaourts (à la limite, ce serait logique si c’était un tantinet naturel, mais ça ne l'est pas, naturel), mais aussi pour les bonbons. Et dernièrement je suis tombé sur cette grande nouveauté, et vraiment je me suis dit qu’on nous prenait pour des moutons / des quiches / des cons (rayer la mention inutile) :
Le parfum Pina colada, avec les yaourts gourmands de Mamie Nova (et bon sang il va falloir la mettre en maison de retraite, mamie) et Tic Tac (le petit bonbon à seulement 2 calories tout le monde le sait),avec cette mention hautement informative « avec vitamine C naturelle » (essentiel pour mettre à jour vos apports journaliers en vitamine C- des fois que vous seriez en overdose avec un Tic Tac).
Alors la Pina Colada, pendant 35 ans j’ai cru que c’était un cocktail à base de rhum, de jus d’ananas et de lait de coco, et non, pas du tout ce n’est en fait que le mélange ananas-coco. Lorsque j’ai vu les paquets j’ai tout de suite vérifié la teneur en alcool, mais bien sur il n’y a pas de rhum dans ces charmants produits, juste des parfums de synthèse de l’ananas et de la noix coco (enfin soi disant). Pour les yaourts j’ai passé mon tour, mais j’ai testé les Tic Tac, et euh ça a le goût des….Tic tac (avec un vague arrière gout acidulé).
Si vous voulez être méga hype il faut bien sur tester également les yaourts gourmands parfum coquelicot (comme le bonbon, pas la fleur), thé à la menthe ou grenadine, ou les Tic tac melon-mangue.
Et vous en pensez quoi de ces parfums étranges ? ça vous tente ?
05 janvier 2009
NOEL DANS LA BRUME
Les fêtes, c’est habituel, c’est une débauche de nourriture et d’alcool en général, mais cette année, Noël a été particulièrement éthylique.
Je savais déjà qu’en faisant le réveillon chez mon frère à Avignon, nous aurions du vin a volonté. Mon grand frère est un grand amateur de vins, il en parle avec passion, et il donne envie d’y gouter. Il doit connaître tous les cavistes d’Avignon, et eux doivent très bien le situer aussi.
Tout a commencé, le 23 décembre vers 18h30, après un rapide passage à l’hôtel, nous avons été accueillis dans ma famille, avec un vin doré liquoreux (normal ils entamaient l’apéro), super trop bon (on s’en ai même pris 3 bouteilles en souvenir de voyage), exactement ce que Chéribibi et moi adorons, mais alors il frappait dur. Un petit verre, un petit 2e parce que c’est trop bon. Nous passons à table, il sort un rouge, je trempe les lèvres dans le verre de mon homme pour gouter, et le brouillard est tombé. J’en ai eu pour 3 jours de navigation à vue.
Le 24 décembre au matin, ça allait encore, puis il y a eu l’apéro de midi, puis le repas. L’après midi, nous accompagnons mon frère pour les derniers achats du réveillon. Evidemment on passe chez son caviste préféré pour prendre le fameux liquoreux gouté la veille. Le caviste nous fait gouter un tout nouveau rouge qu’il vient d’avoir, Chéribibi essaye un autre, je goute aussi. Il est 17h, et j’ai déjà l’impression de ne pas avoir dessoulé de la journée. Après c’est le réveillon, donc je vous passe les détails… Le 25 décembre, après une nuit quelque peu mouvementé de BB-Lune (3 réveils même si nous nous sommes couchés à 2h du mat - zen restons zen), je vis dans une petite bulle ouatée. J’ai l’impression d’être un baba au rhum, totalement imbibée.
Cette vilaine sensation ne disparaitra que 2 jours plus tard, une fois bien tranquille à la maison, avec un bon régime à l’eau. C'est agréable de boire du bon vin, mais je manque vraiment d’entrainement !
18 décembre 2008
FETICHES
Il y a des produits que des gens inventent (ou créent) qui m’épatent. Ce n’est rien de merveilleux ou extravagant, juste des choses que tu consommes tous les jours ou presque, des choses qui parfois existaient déjà, et c’est juste que l’inventeur a trouvé le petit truc en plus qui fait toute la différence.
Vous ne voyez pas de quoi je parle ?
Eh bien je parle de ça (admirez la jolie photo artistique sur la table de ma cuisine) :
Alors évidemment vous reconnaissez le gros pot de Nutella, l’ami des tartines des trentenaires (et moins de 30 ans aussi évidemment), le gros consolateur des chagrins de Chéribibi (oui il se console à coups de cuillère à soupe de Nutella ; ce qui est pratique c’est qu’on peut mesurer ses états d’âme au nombre de cuillères dans le lave vaisselle -1 cuillère par léchage pour ne pas diffuser ses microbes dans le pot)
Il y a aussi le bon vieux gâteau Savane, l’ami des gouters d’anniversaire à l’école. Le packaging a bien changé depuis mon enfance : exit le papi Brossard avec ses petites lunettes rondes, exit les mignons petits zèbres qui justifiaient le nom. Mais on a gardé l’association de couleurs et les vagues pseudos africaines. Mais son succès ne se dément pas auprès de mes hommes, pour le petit déjeuner ou les gouters improvisés.
Le bon vieux C.O.C.A., le logo le plus connu au monde, non ? Vous saviez que c’est même grâce (ou à cause) de lui que le Père Noël est rouge et blanc ? Et si, posez la question à votre Gogole, et il vous dira tout pourquoi comment. N’empêche que par une rare chaude journée d’été, c’est à lui que je pense (à Coca Cola, pas au Père Noël) pour me désaltérer. Je suis conditionnée, c’est vrai.
Et enfin mon petit favori, Babybel ! Rien que son nom est adorable. Il est si mignon dans sa petite coque rouge. Ça ressemble à du caoutchouc, ça n’a pas beaucoup de goût, mais c’est consommable. Mes enfants en sont dingues, une petite faim ça veut dire Babybel, pour eux. Bb-lune mangeait même la coque de cire quand il était plus petit, trop pressé de croquer dans ce drôle de fruit. Et dans les petits filets, il y a souvent un petit cadeau, pur plastique, parfait pour encombrer, l’air de rien. En ce moment nous collectionnons les porte-clés têtes, finalement bien utiles pour customiser les fermetures éclairs de sacs d’école, voire de blousons. Enfin c’est toujours mieux que les bracelets en caoutchouc d’il y a quelques mois.
Voilà ce n’est pas grand-chose au fond, il fallait juste trouver la bonne formule chimique, mais ces produits traversent le temps sans prendre de rides (parfois grâce à un léger ravalement de façade), souvent imités jamais égalés, portés par la vague consommatrice des nostalgiques que nous sommes.
Ce billet n’est pas sponsorisé mais s’il en venait l’envie à Papi Brossard ou au papa de Babybel, je ne serais pas contre bien évidemment.





