11 mai 2009
C'EST HISTORIQUE !
Evy a eu l'idée de me tagguer sur quelques dates historiques, et sur mes souvenirs de ces journées. Vous allez voir que question date historique, j'ai une mémoire très...sélective voire pas de mémoire du tout.
J'ai rajouté une date qui me paraissait manqué à ce recueil historique, celle du passage au 21e siècle.
9 novembre 1989 : La chute du mur de Berlin
De ce jour exactement aucun souvenir. Je me souviens juste de mon bouquin d’histoire géo en première, avec la photo d’un morceau du mur sur lequel sont assis des jeunes.
J’avais trouvé étrange qu’un phénomène aussi récent figure sur un livre scolaire.
1992 : le traité de Maastricht
En habitant dans une région frontalière avec 3 pays, je peux vous dire que sur le coup ça n’a pas changé grand-chose. Ce n’est que petit à petit que les douaniers se sont fait moins présents aux postes frontières, mais bon à part ça, on se faisait abondamment contrôler par la PAF dans le train.
11 juillet 1998 : La finale de la coupe du monde en 98
Du match « historique », je ne me souviens de rien, forcément je n’ai pas regardé. J’étais au cinéma ce soir là, seule. Un petit ciné de ville avait eu la formidable idée de créer un forfait spécial coupe du monde, avec des séances à des prix très attractifs. Une aubaine pour les anti-foots de mon genre. Donc ce soir là j’étais au ciné pour le projet Blair Witch, je crois. J’en suis sortie vers 22h30, il faisait jour, les rues étaient vides, mais les cafés bourdonnaient. Juste avant d’arriver à ma voiture, j’ai croisé 2 types ont voulu me faire la bise pour fêter la victoire des français. C’était marrant et bon enfant. Je suis rentré chez moi, où mon chéri de l’époque était tout heureux. Nous sommes ressortis faire la fête en ville. Ça m’a rappelé un 14 juillet : trop de monde, trop de pétards. En réalité, l'été 1998, j'avais quelques autres soucis en tête, comme "comment larguer son copain en 1 leçon".
31 août 97 : La mort de Lady Di
Je crois que c’est ma mère qui m’a appelé pour me le dire. Ça ne m’a pas abasourdie plus que ça. J’ai trouvé que c’était triste, mais bon, je ne me sentais pas proche d’elle. Je n’aimais pas plus que ça le personnage qu’elle était. Un peu moins de 2 ans plus tard, le 16 juillet 1999, j’ai été bien plus choquée par la mort de John Kennedy Jr. Là ça m’a paru incroyable vraiment (oui la mort d’un beau garçon me touche plus, que la mort d’une princesse, cékomça-épicétou)
26 décembre 1999 : La tempête du siècle
Euhh… sérieusement je ne m’en souviens pas. Je me souviens plus d’une tempête en 1990 je crois, où le toit de l’immeuble d’en face s’est envolé sous mes yeux. Je me souviens aussi qu’en sortant du lycée, j’ai voulu passé par l’arrière du batiment, et à 2 filles nous n’avons pas réussi à ouvrir la porte battante, tellement le vent était fort (ça nous avait paru drôle sur le moment)
11 septembre 2001 :l'attentat à New York
J’étais au travail. Quelqu’un a dit qu’un avion s’était crashé dans une tour à New-York. Nous sommes descendus à la cafétéria pour regarder les nouvelles à la télé. Je me souviens d’une collègue qui travaillait quotidiennement avec des contacts à New York, et qui était complètement angoissée. On trouvait sa réaction exagérée. Le temps qu’on arrive, un 2e avion c’était crashé. C’était impressionnant de voir les images quasiment en direct sur les chaines US. Comme beaucoup de monde, nous nous sommes demandé si nous allions vers une nouvelle guerre, et la fin de nos petites vies tranquilles.
31 décembre 1999 : l'arrivée du 21e siècle (ou la soirée de nazebrocs)
Après s’être demandé pendant des jours ce que nous allions faire pour le nouvel an, avec ma meilleure copine, nous nous sommes fait invités à une fête chez une amie connaissance. On a payé 50 euros, pour une vieille fête pourrite, où nous n’avons mangé que le tiramisu que ma copine avait ramené (par contre la salle de bains était remplie de toasts au foie gras, de champagne, dont nous n’avons jamais vu la couleur). On a pas mal bu (mais pas de champagne), on s’est fait vomir sur les manteaux par un type totalement bourré à minuit et demi. A 2h du matin nous étions en route pour une boîte de nuit, pour rejoindre le frère de ma copine. Et après mes souvenirs s’arrêtent là…
1er janvier 2002 : la première fois que tu as retiré des euros
La vraiment 1ère fois que j’ai retirée des euros, n’était certainement pas ce jour là.
Je travaille dans une banque (d’affaires mais banque tout de même), et le 1er janvier 2002 j’ai dû travailler, après une nuit très courte (ben vi j’avais bien fait la fête la veille, même si j’avais aussi bossé tard le 31). En vivant dans une région frontalière, où je dépensais quotidiennement 2 monnaies, l’arrivée de l’euro, ça me facilitait la vie, et c’était loin d’être exotique pour moi. J’ai dû avoir des euros en main pour la 1ère fois, avec la monnaie rendue sur mon chèque repas.
26 décembre 2004 : le tsunami en Asie
Un vague souvenir, à l’époque je naviguais un peu à vue à cause de nuits trop courtes dû à un gnome de 5 mois. Je me souviens surtout de ce torrent de boue qui emportait tout sur son passage, et qui passait sur toutes les chaines. Et l’avidité des médias pour les films amateurs, je trouvais ça glauque, l'étalage d'images sensationnelles, alors que c'était tout de même de morts dont on parlait.
2 avril 2005 : la mort de Jean-Paul II
Je dois vraiment avoir une mémoire de poulpe (ou faire du tri très sélectif) mais je ne me souviens pas de ce que j’ai pensé ou ressenti. Ah si c’était ma fête ce jour là ! J’espère que j’avais eu des beaux cadeaux.
Kiki veut se faire un petit rafraichissement de mémoire ?
09 décembre 2008
LA BONNE AMIE
Ce billet vaut pour avertissement.
Je ne suis pas une fille très sociable, ni très avenante et ouverte, je suis plutôt solitaire et très indépendante. Mais je n’ai jamais eu de mal à avoir des amies. J’ai d’ailleurs toujours eu un faible pour les mauvais éléments. Mes copines d’école étaient toujours des filles frondeuses, insolentes, celles qui se faisaient coller pour un oui ou un non, qui fumaient derrière l’école en cachette. J’allais avec elles, mais sans fumer, moi la petite maigrichonne et discrète qui ne se faisait jamais remarquer si ce n’est par ses bonnes notes. Elles me faisaient entrevoir des mondes auxquels je n’appartenais pas. Des mondes où les jeunes adolescents jouaient aux rebelles et aux grands, avaient une vie sexuelle, consommait des substances peu recommandables. Ca me fascinait, mais je n’ai jamais franchi les limites interdites, sans regret d’ailleurs. La seule année de seconde, où je n’avais pas de copines de ce genre, je me suis tellement ennuyée que je me suis arrangée pour changer de lycée. Je fréquentais des filles gentilles, limite nunuches, que j’ai laissé tomber sans regret pour un ailleurs plus « infréquentable », mais tellement plus drôle. Parfois j’ai recroisé les routes de quelques unes de ces vilains canards, la complicité revenait, intacte comme à nos 10 ans, ou nos 18 ans, les conversations entrecoupées de souvenirs et de fous rires. Elles sont toutes rangées des voitures à présent, ce n’était pas des vraies méchantes.
A 20 ans, j’ai enfin commencé à fréquenter les cafés (oui je m’y suis prise tard), et bon là des amies, ca a été plus dur de m’en faire. J’étais plutôt le genre de filles dont on se méfiait. J’avais plein de connaissances, mais aucune n’a survécu au temps.
Et puis il y a les cas spéciaux, celles que je pourrais qualifier de meilleures amies, (mais je ne suis pas sure qu’elles me rendraient la pareille) que je peux compter sur les doigts d’une main. Je dois bien l’avouer, je suis une amie déplorable, et si elles n’étaient pas bien plus persévérantes que moi, ça fait longtemps qu’elles ne seraient plus mes amies :
- Il y a ma copine d’enfance, on se connaît depuis presque 30 ans. Ce n’était pas ma meilleure copine d’enfance, mais bon celle là à déménager quand j’avais 11 ans, et les liens se sont distendus. Donc ma copine d’enfance, c’est facile, elle connaît quasiment tout de moi de mes 6 ans à mes 25 ans. Elle a tout vu, tout suivi. Après j’ai pris un peu le large avec d’autres amies. Je la vois moins souvent maintenant, et elle doit avoir envie de m’envoyer paitre parfois. Je ne l’appelle quasiment jamais, je ne suis pas très disponible, enfin je ne suis pas une très bonne amie pour elle.
- Ensuite, il y a ma meilleure copine d’adulterie. C’est elle qui a remplacé ma copine d’enfance à 25 ans. On s’est connu par nos chéris du moment, qui étaient copains d’enfance. Le coup de foudre entre nous 2 a été immédiat et réciproque. On ne s’est plus quitté, mais nos chéris on les a quittés, toutes les deux en même temps. Nos vies se sont suivies en parallèle pendant quelques temps, et puis j’ai rencontré Chéribibi, alors qu’elle se déchirait avec le sien. Maintenant je la vois moins. Elle est célibataire, je suis maman. C’est difficile d’accorder nos emplois du temps. Je dis toujours que je vais l’appeler le soir en rentrant dans ma maison, et puis je fais d’autres choses. Je ne suis pas une très bonne amie pour elle, non plus.
- Maintenant il y a mes collègues-amies. Elles, cela fait 15 ans que je les connais. On se voit tous les jours. Elles supportent mes coups de gueule, mes coups de blues, mes fous rires, mes blagues idiotes, mes jérémiades. On cancane comme de vieilles pies sur notre Saint Travail. On se voit aussi en dehors du boulot, rarement. Elles font partie de mon quotidien, et si elles partaient, la vie au boulot serait bien monotone. Mais en dehors du boulot, je ne prends jamais de leurs nouvelles, là non plus je ne suis pas une très bonne amie.
Et vous, vous êtes des bonnes amies ?
18 novembre 2008
MES NOELS
Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, nous sommes en plein produit mercantiliste période de Noël. Sur des tas de blogs, il y a des idées de cadeaux pour enfants, pour les grands… Comme je suis une fille chiante et égocentrique qui aime prendre les contresens, je vais parler de mes noëls à moi, de ces cadeaux qui m’ont touché, ceux qui ont le plus compté à mes yeux d’enfant.
Le plus vieux est certainement l’Ours Sleepy. C’était l’année des jeux olympiques à Moscou. La mascotte de ces JO était un ours brun avec les 7 anneaux sur son ventre. A l’époque le merchandising n’était pas à son apogée, et il n’y avait pas de nounours à l’effigie de cette mascotte (en tout cas pas dans notre région). Alors faut de mieux j’ai demandé au Père Noël l’ours Sleepy. C’était un ours en peluche brun, plutôt poilu, et qui fermait ses yeux comme une poupée. J’ai dormi avec lui pendant très longtemps, mais je ne l'aimais pas assez pour le garder. Je l’ai vendu ou donné.
Je croyais encore au Père Noël quand j’ai reçu mon premier grand vélo. Je ne sais plus quel âge j’avais. Je me suis juste demandé comment le Père Noël avait fait pour amener un cadeau aussi grand sous le sapin.
Le cadeau qui m’a le plus ému est un poupon. Vous savez une poupée bébé. J’avais 10 ans, je ne croyais plus au Père Noël. Je couvais mon cadeau des yeux en allant le regarder dans l’armoire de mes parents avant le grand jour. Nous étions en Bretagne exceptionnellement pour ce Noël, parce que mon grand père était très malade. J’ai pleuré quand je l’ai reçu, je l’avais tellement attendu. La situation tendue de la famille a certainement aussi beaucoup ajouté à ma sensibilité. Mes enfants jouent encore avec ce bébé.
Je devais avoir 12 ans quand j’ai eu un Ken à Noël. J’ai eu un peu honte en le déballant, parce que ma cousine d’un an ma cadette, ne comprenait pas comment je pouvais encore demander des jouets à Noël. Maintenant j’assume totalement d’être restée enfant très longtemps.
Il y a eu plus tard d’autres cadeaux qui m’ont touché mais ceux que l’on reçoit enfant ont tout de même ce petit goût de magie que l’on ne retrouve jamais quand on a perdu un peu d’innocence.



